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dimanche 9 décembre 2018

Lumière bleue des écrans: l'ennemi invisible des yeux et de la peau


Les écrans font partie intégrante de notre vie. Qu'il s'agisse de téléphones mobiles, de tablettes tactiles ou de moniteurs destinés à nos ordinateurs, ils sont à la fois omniprésents et incontournables. Le temps passé devant les écrans monopolise une bonne partie de nos journées et parfois de nos nuits. En plus d'occasionner une fatigue oculaire, ces dalles lumineuses de différents formats sont susceptibles de porter atteinte à notre santé. En effet, les écrans des appareils multimédia diffusent, sans même que nous nous en apercevions, une lumière bleue particulièrement nocive conduisant à l'autodestruction des cellules de la rétine. Ainsi, au fil du temps, la vue s'altère de façon irréversible. Notre peau est également victime de cet ennemi invisible qui la fait vieillir prématurément. Heureusement, il existe des gestes simples permettant de se protéger.



Personne n'évoquait ce phénomène il y a quelques années. Pourtant, les ordinateurs équipent un très grand nombre de foyers depuis les années 90. Sans oublier les bureaux, où l'informatique est indispensable. Quant aux smartphones et autres tablettes tactiles, ils sont utilisés quotidiennement depuis plus d'une décennie. Si personne ne semblait s'intéresser à la question jusqu'aux alentours de 2015, les études se succèdent désormais et leurs conclusions sont sans appel: la lumière bleue émise par nos écrans parvient à atteindre la macula (zone de la rétine située au fond l'œil) et engendre des réactions chimiques toxiques pour les yeux. Les cellules photoréceptrices sont alors détruites. Ces dernières n'ayant pas la capacité de s'auto-réparer ou de se renouveler, leur destruction est définitive. Plus les expositions à la lumière bleue sont répétées et prolongées, plus l'ampleur du phénomène sera importante. Les conséquences sont lourdes, avec des pathologies apparentés à la DMLA (Dégénérescence Maculaire Liée à l'Age - une maladie menant à la cécité si son évolution n'est pas stoppée par un traitement médical approprié).





La peau n'est pas épargnée par les effets néfastes de la lumière bleue. Proche des rayons ultra-violets (UV), elle s'attaque à nos cellules de façon particulièrement insidieuse en favorisant la production de radicaux-libres, des molécules qui accélèrent le vieillissement. Si comparer exposition solaire et exposition à la lumière bleue est inapproprié (personne n'a jamais attrapé de coup de soleil face à un écran), il faut savoir que les appareils technologiques nous exposent à un danger non négligeable sur le long terme. La lumière bleue a la particularité d'atteindre la peau en profondeur (comme elle le fait avec les yeux), jusqu'à l'hypoderme, tandis que les rayons UVA et UVB pénètrent les couches supérieures (derme et épiderme). Il en résulte une dégradation, voire une destruction, des fibres d'élastine et de collagène responsables de l'éclat, de la fermeté et de l'épaisseur, caractéristiques des peaux jeunes. Année après année, une peau soumise quotidiennement à la luminosité des écrans vieillira plus rapidement qu'une peau préservée.

S'il parait impossible de se couper des écrans dans le monde ultra-connecté où nous vivons, il est en revanche aisé de mettre en place une stratégie de protection:
- De nombreux appareils proposent désormais un "mode nuit", permettant de diminuer voire supprimer la lumière bleue. Dans le cas contraire, certaines applications (dont la plupart sont gratuites comme l'excellent LightBulb ou iBlue) se chargeront de maîtriser l'ennemi.
- Il existe également des lunettes de vue sans correction comme eProtect de Krys. Les personnes portant des verres correcteurs pourront quant à elles demander un traitement "anti-lumière bleue" intégré. Cependant, le port de lunettes seul ne protègera pas l'ensemble de la peau pouvant être exposée (visage, cou, décolleté).


En plus de ces mesures faciles à appliquer, il faut protéger ses yeux en n'utilisant jamais un écran dans le noir absolu car cela rendrait la lumière bleue encore plus nocive.




Sur le plan cutané, certaines crèmes de soin incorporant un "filtre anti-lumière bleue" sont désormais disponibles à la vente. Elles ne sont pas indispensables et peuvent être remplacées par des produits contenant un filtre UV et formulés avec des anti-oxydants comme la vitamine C, la vitamine E, le thé vert, les pépins de raisin, les algues brunes…. A noter que l'utilisation du téléphone portable expose la peau de façon encore plus directe que les écrans d'ordinateurs ou de tablettes car ils sont généralement portés à l'oreille ou orientés vers la bouche en mode haut-parleur; dans ce dernier cas de figure, le bas du visage et le cou sont directement visés par le rayonnement lumineux. Il est préférable d'utiliser un kit mains libres et de poser le mobile à distance du visage et du corps.


Il convient de rappeler qu'en plus de nuire à nos yeux et à notre peau, la lumière bleue a des répercussions négatives sur notre sommeil. En effet, elle a pour conséquence de réduire les taux de mélatonine, l'hormone naturellement sécrétée par l'organisme pour nous endormir. Or c'est la baisse de luminosité qui permet la production de mélatonine. L'exposition à la lumière empêche les sécrétions normales de mélatonine et la lumière bleue vient renforcer ce phénomène. Il est donc préférable d'éviter d'utiliser les écrans en fin de soirée car ils favorisent l'éveil.


Tous les individus sont concernés par les troubles découlant de la lumière bleue, y compris les enfants dont les yeux et la peau sont particulièrement fragiles. A l'heure actuelle, il est encore trop tôt pour être en mesure de définir ce qu'il adviendra des personnes ayant été régulièrement exposées aux écrans dès leur plus jeune âge (dans certains cas, avant même de savoir marcher). Cependant, en dépit du manque de recul, les ophtalmologues s'attendent à ce que la génération née à partir du début des années 2000 soit confrontée à une multiplication des troubles visuels induits par la toxicité de la lumière bleue. En outre, comme chez les adultes, l'utilisation des écrans le soir contribue à inhiber les sécrétions de mélatonine; or la qualité et la durée du sommeil sont capitales pour les enfants et les adolescents car c'est pendant ce temps de repos qu'est sécrétée l'hormone de croissance. D'où la nécessité d'utiliser les écrans avec précaution et modération.



dimanche 21 janvier 2018

Un réveil en douceur pour bien commencer la journée



Rien n'est plus désagréable que de se réveiller en sursaut. Un son perçant soudainement le silence d'une chambre à coucher a pour conséquence d'interrompre le sommeil de la plus brutale des façons, sans que le corps n'ait eu le temps de se préparer à quitter les bras de Morphée. Pour éviter de se lever du mauvais pied, il existe des méthodes nettement moins traumatisantes que l'alarme d'un téléphone portable ou du bon vieux réveil de grand-mère: les simulateurs d'aube. 



Bien avant la commercialisation du premier réveil-matin par l'horloger français Antoine Redier au milieu de XIXème siècle, les hommes ont cherché un moyen leur permettant de se lever à un moment défini. Dès l'antiquité, les tentatives ont été nombreuses; qu'il s'agisse d'horloges à eau émettant un sifflement ou de systèmes mécaniques faisant chuter des boules de métal, les inventeurs ont mis leur créativité au service de la vie pratique. Cependant, pour la majeure partie de l'humanité, inutile de recourir à des instruments complexes et inaccessibles, la lumière du jour suffisant à mettre un terme à une nuit de repos.


Depuis les temps les plus reculés, la vie de l'homme a été naturellement rythmée par les cycles de veille/sommeil induits par le soleil. Etant donné que la vie moderne nous impose de nous lever à des heures précises, il est souvent impossible de se caler sur les premières lueurs du jour pour sortir du lit. En revanche, des réveils "intelligents" conçus pour simuler le lever du soleil peuvent être employés pour nous tirer de notre sommeil en douceur.


Ces "simulateurs de l'aube" sont constitués d'un globe éclairé par une lampe reproduisant artificiellement la lumière du jour. Comme avec un réveil classique, on programme l'heure du lever et la durée de simulation de l'aube (par exemple 10, 20 ou 30mn). Dès la première utilisation, la journée commence naturellement, en douceur, sans pollution sonore grâce à un éclairage rappelant le lever du soleil.


Il faut savoir que l'endormissement et l'éveil sont conditionnés par la sécrétion d'hormones spécifiques. Le soir, alors que la lumière ambiante décline, notre organisme se met à produire un véritable cocktail chimique composé de mélatonine, d'adénosine et d'oréxines. Communément appelée "hormone du sommeil", la mélatonine joue le rôle du marchand de sable en nous faisant somnoler. Le matin, c'est un autre ensemble d'hormones qui stimule le réveil: le cortisol, l'adrénaline et la sérotonine. A la tombée de la nuit, la sécrétion de mélatonine (et autres hormones "de l'endormissement") augmente tandis que la production de cortisol et des hormones du "réveil" diminue en parallèle. Le matin, c'est le processus inverse qui s'opère: alors que la quantité de mélatonine disponible dans l'organisme s'effondre, le taux de cortisol sanguin monte graduellement jusqu'à ce qu'il atteigne un pic entre 6 et 8 heures.


Les sécrétions hormonales responsables de l'alternance veille/sommeil sont induites par l'exposition à la lumière. Nos yeux sont chargés de transmettre la lumière au cerveau afin de la convertir en message hormonal destiné à nous réveiller ou nous endormir.  Les cellules de la rétine abritent un pigment photosensible, la mélanopsine. Grâce à ce pigment, la lumière est dirigée vers une zone spécifique du cerveau: l'hypothalamus. Siège de notre horloge biologique interne, l'hypothalamus déclenche la sécrétion d'hormones en fonction du moment de la journée, en se basant sur la luminosité ambiante. Les simulateurs d'aube, dont la fonction est de diffuser un éclairage progressif simulant la lumière du jour, favorisent les mécanismes d'éveil naturel, par opposition aux réveils sonores pouvant constituer un véritable stress pour le dormeur, tiré brutalement de son sommeil. Dès les premières lueurs perçues par les yeux à travers les paupières encore closes, le système d'éveil se met en place. Lorsque l'éclairage atteint une certaine puissance, variable selon les individus, il interrompt délicatement le sommeil.  La journée peut alors commencer dans de bonnes conditions, un facteur de stress important ayant été supprimé.


Au fil des jours, l'organisme s'adapte parfaitement à cette nouvelle façon de se réveiller. Les bénéfices se font principalement ressentir au niveau de la qualité du sommeil, du tonus et de l'humeur. De nombreuses personnes sujettes à la déprime hivernale constatent généralement une nette amélioration de leurs troubles après avoir adopté le simulateur d'aube qui peut avantageusement remplacer ou compléter les séances de luminothérapie diurnes. A essayer sans hésiter!








A titre personnel, j'utilise un simulateur d'aube depuis des années. C'est mon unique réveil et je ne peux pas m'en passer. Il s'agit du modèle Bodyclock 200 de la marque Lumie. Je l'utilise bien entendu le matin, mais aussi le soir pour m'endormir en faisant décliner la lumière. Bien que cette référence n'existe plus aujourd'hui, elle a été remplacée par des modèles offrant d'avantage de fonctionnalités (radio, bruits de la nature, etc...). D'autres marques comme Philips proposent également des simulateurs d'aube de qualité.





L'un des derniers modèles de simulateurs d'aube Lumie